La ville de Mont-Tremblant a décidé d’en appeler de la décision du juge Lalonde.
Dans le dossier du Circuit Mont-Tremblant, puisqu’un recours collectif est entamé par un regroupement de riverains, les élus ont choisi de poursuivre les démarches juridiques. Pour « protéger les intérêts de l’ensemble de la communauté » a dit le maire Pilon. Jim Iredale, demandeur qui a eu gain de cause dans ce jugement, se dit surpris que la ville ait changé son fusil d’épaule.
« À mon avis, le circuit aurait eu du mal à aller en appel seul », répond M. Iredale. Il ne comprend pas ce qui motive la ville à aller en appel puisqu’elle a été blanchie de sa prétendue mauvaise foi. Pour ce qui est de l’argument économique, Jim Iredale le rejette du revers de la main. « En l’absence d’une étude d’une tierce personne, ni les arguments du maire, ni ceux de la Chambre de commerce ne sont valides. »
Il s’interroge quant à la dévaluation des propriétés jouxtant le Circuit et des villégiateurs qui évitent leur résidence secondaire les journées de courses. Lui-même dit fuir son domicile lors de ces journées. « Ce sont eux qui font vivre l’économie, illustre-t-il, ils sont un marché stable » en comparaison avec le touriste qui se rend à un événement au Circuit. Jim Iredale soutient de plus que cet attrait va à l’encontre du tourisme durable en raison de la pollution engendrée par le bruit.
Par voie de communiqué, le maire Pilon affirme que : « L’objectif de notre conseil et de l’administration demeure la recherche d’une solution négociée entre les parties, la Ville demeure ouverte à participer à toutes discussions visant cette fin et le demeurera malgré les procédures qu’elle se voit maintenant dans l’obligation de poursuivre. »










